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Association canadienne de gérontologie 2018

Du 18 au 20 octobre dernier avait lieu la 47e Réunion scientifique et éducative annuelle de l’Association canadienne de gérontologie, qui portait sur la mobilisation de la recherche, des politiques et de la pratique dans le domaine du vieillissement. Le Dr Eoghan O’Shea y a assisté à titre de représentant de l’AMC et nous a fait un résumé des grandes leçons qu’il en a tirées.

Obstacles et facilitateurs de mobilité, et participation sociale entre utilisateurs vieillissants d’équipements d’aide à la mobilité

Près de deux millions de Canadiens et Canadiennes utilisent un appareil d’aide à la mobilité (fauteuil roulant, marchette, canne, quadriporteur, etc.). Les personnes qui en utilisent sont plus susceptibles que les autres de se sentir anxieuses ou isolées en raison des barrières et des défis posés par les environnements physiques, qui peuvent compliquer leurs déplacements ou augmenter leur crainte de se blesser au cours de ceux-ci.

Les barrières ne viennent pas seulement du milieu physique : elles peuvent aussi venir de la société et des attitudes. Des obstacles en apparence anodins peuvent avoir un effet considérable sur les aînés à mobilité réduite. Pensons par exemple aux feux de circulation, aux bordures de trottoir, aux rampes d’accès (ou à leur absence), aux toilettes, aux pentes et aux panneaux de signalisation mal placés. Comme l’ont mentionné les Drs W. Ben Mortenson et William Miller dans leur présentation, même de petits détails comme le type de revêtement de sol (moquette plutôt que béton, bois franc ou stratifié) peuvent avoir des conséquences importantes sur l’autonomie, la sécurité ou le risque de blessure d’une personne [1].

Améliorer les soins hospitaliers pour les personnes âgées

Le Dr Roger Wong, gériatre de la région de Vancouver, a parlé de trois choses qui convergent lorsqu’une personne âgée fragile est admise à l’hôpital : le problème à l’origine de son hospitalisation (généralement assez bénin), auquel s’ajoutent les syndromes gériatriques et les autres problèmes de santé ou maladies complexes.

Il a souligné l’importance pour les hôpitaux d’adopter une approche centrée sur la personne et de créer un milieu favorable et convivial pour les personnes âgées. La création de ce type d’environnement nécessite la collaboration d’une équipe de professionnels qui devrait comprendre des physiothérapeutes, des ergothérapeutes et des travailleurs sociaux [2].

Le Dr Wong a prononcé une conférence TED, How to keep your elderly parents safe and in their home longer [Comment aider vos parents âgés à rester chez eux plus longtemps en toute sécurité], où il explique que la technologie – les applications pour vérifier que les portes sont verrouillées, les médias sociaux pour parler à la famille et aux amis qui sont loin, etc. – pourrait permettre aux personnes âgées de rester chez elles plus longtemps en toute sécurité et pourrait les aider à combattre l’isolement et la solitude.

Améliorer les résultats de santé des personnes âgées fragilisées grâce à une meilleure reconnaissance de leur état et à plus de données probantes


Le Réseau canadien des soins aux personnes fragilisées, financé par les Réseaux de centres d’excellence du gouvernement du Canada, a parrainé une séance de discussion présidée par le Dr John Muscedere portant sur des stratégies pour bien reconnaître et traiter la fragilité chez les personnes âgées vivant dans la collectivité.

Lorsqu’on s’occupe de personnes âgées fragilisées, et même lorsqu’on travaille avec le concept et le diagnostic de fragilité, l’uniformité est ce qui compte le plus. Les présentateurs ont insisté sur l’importance que revêt l’uniformité dans la définition et la reconnaissance de la fragilité et dans l’utilisation de la recherche. On estime qu’il existe trop de systèmes pour évaluer la fragilité, et que la tendance à qualifier une personne de fragile sans avoir utilisé un processus d’évaluation objectif fondé sur des données probantes freine les progrès dans la recherche.

Les fournisseurs de soins primaires gagneraient à se doter de modèles de dossiers médicaux électroniques (DME) qui leur permettraient d’avoir les renseignements les plus à jour sur leurs patients. Ainsi, après avoir correctement repéré une personne âgée fragilisée, ils pourraient lui offrir des mesures de soutien bien organisées, y compris l’accès à d’autres fournisseurs de soins, comme des conseillers en santé [3].

Mobilité, inactivité et chutes chez les personnes âgées

La clinique de prévention des chutes de Vancouver a pour clientèle les personnes de 70 ans et plus ayant déjà fait une chute. Son personnel y effectue des évaluations physiques, cognitives et gériatriques, et offre aux patients un vaste éventail de mesures de soutien (références et demandes de consultation, recommandations de changements de médicaments, prescription d’examens, résolution de problèmes rectifiables, aide pour l’exercice et les changements au mode de vie, etc.) afin de les motiver en favorisant leur responsabilisation et leur confiance.

Bien que les aînés canadiens nés à l’étranger soient moins susceptibles que ceux qui sont nés ici de participer à des sports organisés ou de se joindre à des clubs, la plupart d’entre eux atteignent l’objectif quotidien de 7 000 pas en faisant des activités comme du jardinage, du vélo, des travaux ménagers et de la marche pour faire des courses ou pour le plaisir.

La Dre Teresa Liu-Ambrose a présidé une discussion au sujet de Choose to Move, un programme offert en Colombie‑Britannique, dans le cadre duquel des aînés élaborent avec un entraîneur des plans d’activité physique adaptés à leurs besoins, à leurs objectifs, à leurs intérêts et à leurs capacités. Ce programme leur donne également accès à des réunions de motivation de groupe et à des consultations et suivis individuels [4].


[1] Mortenson, W. B., et W. Miller. Obstacles et facilitateurs de mobilité, et participation sociale entre utilisateurs vieillissants d’équipements d’aide à la mobilité, présentation donnée dans le cadre de la 47e Réunion scientifique et éducative annuelle de l’Association canadienne de gérontologie, du 18 au 20 octobre 2018, à Vancouver (C.‑B.).

[2] Wong, R. Améliorer les soins hospitaliers pour les personnes âgées – Système, meilleures pratiques,innovation, présentation donnée dans le cadre de la 47e Réunion scientifique et éducative annuelle de l’Association canadienne de gérontologie, du 18 au 20 octobre 2018, à Vancouver (C.‑B.).

[3] Muscedere, J. Improving evidence for decision making by adopting common data elements and core outcome measures in frailty studies [Améliorer les données probantes pour éclairer la prise de décisions en adoptant des éléments de données communs et des mesures de résultats fondamentales dans les études sur la fragilité], discussion tenue dans le cadre de la 47e Réunion scientifique et éducative annuelle de l’Association canadienne de gérontologie, du 18 au 20 octobre 2018, à Vancouver (C.‑B.).

[4] Liu-Ambrose, T. Mobilité, inactivité et chutes chez les personnes âgées, discussion tenue dans le cadre de la 47e Réunion scientifique et éducative annuelle de l’Association canadienne de gérontologie, du 18 au 20 octobre 2018, à Vancouver (C.‑B.).

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